La Pixel HiLight, le voyant lumineux multifonction de Google

La gamme avancée des nouveaux Google Pixel embarque un nouvel outil, à la fois discret et suffisamment marquant pour ne pas laisser indifférents les utilisateurs et autres acteurs du monde de la tech.

Comme on pouvait s’y attendre, le 12 août dernier, lors de l’événement Made by Google 2026 de la firme de Mountain View, plusieurs nouveautés entourant les derniers smartphones Pixel ont été dévoilées. L’une d’elles concerne ce que l’entreprise a baptisé « HiLight ».

Embarqué sur les Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro XL, ce dispositif, vanté de longue date à travers des teasers savamment orchestrés, se présente comme un voyant lumineux placé au dos de l’appareil, à proximité du flash, sans en altérer la puissance.

Grâce à cet emplacement, l’on peut garder un œil sur son téléphone lorsqu’il est posé face contre table, sans avoir à activer l’écran ni à recourir à l’affichage permanent déjà présent sur la façade avant. Quant à son utilité, Google a prévu quelques possibilités.

La première concerne l’assistant Gemini, que le géant de la tech a érigé en centre de commande de ses nouveaux Pixel, d’après la journaliste de NBC McKenzie Sigalos, citant Rick Osterloh, responsable des appareils chez Google.

Un code couleur personnalisable selon les usages

Ainsi, la diode du HiLight permet à l’utilisateur de savoir quand l’assistant vocal prend en charge sa commande, au moyen d’une confirmation visuelle. Déclinés en différentes couleurs (vert, jaune moutarde, magenta, violet, etc.), ces signaux lumineux servent également à la gestion des contacts et des notifications.

L’utilisateur peut par exemple attribuer le vert à un contact afin de savoir quand celui-ci appelle ou lorsqu’il est l’auteur d’un message, même si le smartphone est retourné. Cela rappelle les diodes de notification qui ornaient autrefois certains téléphones, notamment chez BlackBerry et Sony.

Ce système a d’ailleurs été longtemps très apprécié à l’époque pour sa simplicité d’usage, avant de disparaître progressivement avec la généralisation des écrans bord à bord, dépourvus d’espace pour ce type de composant, comme le souligne Numerama.

Des limites techniques et une exclusivité contraignante ?

« C’est intéressant et cela peut être pratique pour plusieurs personnes. Malgré tout, je reste un peu sur ma faim », note cependant le site Frandroid, qui dit en attendre davantage de cette fonctionnalité.

Sur le plan pratique, la HiLight n’est pas sans limites. À commencer par la faiblesse de sa luminosité, susceptible de rendre le signal peu perceptible dans un environnement très éclairé. L’usage simultané du flash blanc pose par ailleurs un problème d’équilibre optique.

Last but not least, seuls Gemini, l’application Messages et les fonctions natives de l’appareil peuvent déclencher la diode colorée. De quoi donner l’impression qu’il s’agit davantage d’un outil cantonné à l’écosystème de Google.

« Ils ne savent plus innover, alors ils balancent des gadgets. Ça risque de bider comme le thermomètre. Mais pendant qu’ils font ça, les Chinois mettent des batteries en silicium-carbone, donc une autonomie réellement énorme, des SoC performants et des capteurs photo bien supérieurs. Google a encore l’OS et l’optimisation de son côté, mais est-ce que ça va suffire cette année ? », s’interroge une internaute.

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