Trump veut créer son propre réseau social

L’ancien président américain décidément en mal d’exposition médiatique tente un retour sur le devant de la scène grâce à la promesse d’un nouveau réseau social.

Donald Trump privé de ses millions de suiveurs sur Twitter, Facebook, Instagram et YouTube, cherche une nouvelle façon de distiller son idéologie au sein de l’opinion. Cette tribune pourrait bien s’appeler « Truth Social », un nouveau réseau social dont l’ancien président américain se veut le promoteur. L’intéressé a annoncé le mercredi 20 octobre, son lancement en version bêta dès le mois prochain sur invitation, avec un déploiement plus large au cours de l’année prochaine.

Truth Social s’inscrit dans un projet médiatique plus large chapeauté par l’entreprise naissante Trump Media & Technology (TMTG). Cette dernière devrait également fournir des podcasts ainsi que du contenu en streaming, selon les promesses de l’ancien locataire de la Maison Blanche.

Revanche sur les Gafa

Pour matérialiser son projet, Donald Trump compte s’appuyer sur Digital World Acquisition Corp (DWAC), une « Special Purpose Acquisition Company » (SAPC), créée en 2020. Ces structures sans but commercial pullulent sur les places boursières avec pour objectif de lever des fonds. Et pour la circonstance, Digital World peut compter sur des fonds spéculatifs tels que Saba Capital Management, Lighthouse Partners, DE Shaw que le New York Times cite parmi ses soutiens.

À travers son réseau social, Trump espère prendre une revanche sur les Gafa qui l’ont banni de leurs différentes plateformes dans la foulée de l’assaut meurtrier du Capitole le 6 janvier. Des centaines de partisans de l’ancien président toujours convaincu de s’être fait voler la présidentielle de 2020 avaient ainsi déferlé sur le Congrès alors en pleine cérémonie de validation de la victoire de Joe Biden. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la nouvelle plateforme compte le mot truth (vérité) dans son nom. L’objectif pour le milliardaire républicain et ses partisans est de promouvoir leur vérité qu’ils reprochent aux géants de la tech d’étouffer par la censure.

Cette fois-ci, c’est la bonne ?

Reste à savoir si la mayonnaise va prendre, au-delà la question du nerf de la guerre. Les idées d’extrême droite que charrient Trump et ses ouailles font le lit du complotisme et de la désinformation. Sa future plateforme pourrait par conséquent se faire éjecter des magasins d’applications, à l’image de Parler, l’autre réseau social d’extrême droite que PlayStore et AppStore avaient supprimé.

Ce n’est par ailleurs pas la première fois que l’ancien président annonce un projet médiatique grand public, sans jamais pouvoir le concrétiser pour l’instant.

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