La célèbre série de jeux vidéo a franchi la barre des 500 millions d’exemplaires vendus dans le monde, s’inscrivant ainsi dans la lignée des plus grands succès commerciaux du secteur à ce jour.
Plus de 20 ans après sa sortie, Call of Duty garde la cote. Selon son éditeur Activision-Blizzard cité par le Washington Post, la franchise de jeux vidéo de tir à la première personne totalise désormais 500 millions d’exemplaires vendus.
Cela fait de ce First Person Shooter (FPS) historique de Treyarch et Raven Software, un incontournable des fans de jeux vidéo aux côtés des mythes comme Tetris, Pokémon et Nitendo. Il devient ainsi l’une des licences vidéoludiques les plus lucratives de tous les temps.
C’est une performance tonitruante pour une franchise de jeux vidéo, qui évolue dans un contexte ultra-concurrentiel, même si le développement revient à plusieurs dizaines de millions de dollars d’investissements, avec parfois l’implication de plusieurs studios.
Par ailleurs le retour sur investissement n’est pas toujours garanti. Et Activision-Blizzard a su en l’occurrence l’apprendre à la dure ces dernières années avec des pertes répétées. D’où la cession du développeur basé à Santa Monica, l’année dernière par Microsoft dans le cadre d’une transaction record de 69 milliards de dollars.
Une transition réussie sous pavillon Microsoft
Le dernier opus, « Black Ops 6 », sorti il y a quelques jours seulement avec une séance de lancement savamment mise en scène, marque ainsi les débuts de la franchise sous l’égide du géant américain des logiciels. Une transition qui semble d’ores et déjà porter ses fruits.
Mieux, les ventes sur les plateformes concurrentes PlayStation et Steam ont bondi de 60% par rapport à l’année précédente, à en croire la présentation des résultats trimestriels assurée par le PDG de Microsoft, Satya Nadella, mercredi 30 octobre.
La Guerre du Golfe revisitée avec audace
Pour le journaliste du Washington Post, Gene Park, « Black Ops 6 » se démarque à la fois par son contexte historique audacieux et sa mise en scène particulièrement réaliste impliquant l’ancien président américain Bill Clinton.
Celui-ci de même que son successeur George H.W. Bush ainsi que leur homologue irakien Saddam Hussein sont d’ailleurs inclus dans la campagne marketing « The Truth Lies » organisée à l’occasion du lancement du jeu avec la participation de plus de 200 créateurs.
« J’ai analysé pour la première fois un jeu Call of Duty en 2009, où j’avais écrit que « Modern Warfare 2 » était ‘une affirmation puissante pour ceux qui définissent les jeux moins comme une forme d’art, et plus comme un sport des dynamiques de groupe qui alimente le besoin inné de compétition humaine’. Quinze ans plus tard, mes écrits sont toujours d’actualité pour le dernier opus », souligne Gene Park.